Bénin: le parlement évalue sur le terrain l’impact des lois contre les violences faites aux femmes

Portrait de AGORA moderator

Les représentant du peuple sont résolument orientés dans une dynamique approche genre. Le vendredi 14 juillet 2017, une délégation d’environ dix députés assistés de responsables d’organisation de la société civile étaient dans le Centre Hospitalier Universitaire Département du Borgou (CHUD-Borgou) pour animer une audience publique pour apprécier avec la population le degré d’application des textes de lois réprimant au Bénin les cas de violence faites aux femmes.

Initiée par l’institution parlementaire béninois, en partenariat avec les parlementaires européens partenaires de l’Afrique (AWEPA), cette audience publique vise selon le chef de fil de la délégation, l’honorable Robert Gbian, à faire le point des impacts des différentes lois votées par le parlement pour réprimer les cas de violences faites aux femmes et apprécier leur degré d’application dans les départements du Borgou et de l’Alibori.

A l’issue de cette audience publique, le constat général est ahurissant. Presque tous les textes de lois pris pour la protection de la femme contre les violences exercées contre elle ont constamment violés.

C’est du moins ce qui ressort de l’évaluation de l’impact social de la loi 2011-26 du 09 Janvier 2012 portant prévention et répression des violences faites aux femmes; il et de même de la loi 2015-08 de Décembre 2015 portant code de l’enfant en République du Bénin.

Il faut faire remarquer que ces différente lois ont régulièrement violée du faite de la méconnaissance de l’existence de ces dispositions juridiques par la population. La vulgarisation de ces lois dans nos différentes langues  constitue donc un début de réponse à ce phénomène qui prend de l’ampleur.

Tenez, de janvier à mai 2017, on avons enregistré dans la commune de Parakou, 117 cas de spoliation de droit (violences économiques, violences patrimoniales); selon le témoignage de madame Marie-Chantal Totin,  Chef service de la promotion du genre, de la famille et de l’enfant (SPGFE) en poste à la direction départementale en charge de la famille.

Par ailleurs ” 73 cas de violences physiques (coups et blessures), 09 cas de violences sexuelles, 19 cas de mariage d’enfants, 50 cas de mariages forcés dans le Borgou/Alibori, 55 cas de violences psychologiques, morales ou affectives et 13 cas de violences sur les hommes  sont enregistre», a t-elle souligné.

Face à ce tableau peu encourageant, l’honorable Gbian, chef de file de la délégation parlementaire a promis interpeller le gouvernement pour la vulgarisation desdites lois et l’installation des centres d’écoute et de promotion sociale pour la réduction du mal.

 

Source de l'article retransmis: https://beninwebtv.com/2017/07/benin-parlement-evalue-ur-terrain-limpact...