Budget de la Sécurité sociale: l'Assemblée nationale adopte le PLFRSS

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Le projet de loi de financement rectificatif de la Sécurité sociale (PLFRSS) a été adopté mardi après-midi à l'Assemblée nationale par 272 voix pour, 232 contre et 54 abstentions. Parmi les abstentionnistes, il y a 33 députés socialistes et 13 écologistes.

Lors du vote du projet de finances rectificatif (PLFR), seul un député socialiste s'était abstenu. Il étaient en revanche 41 à s'abstenir fin avril sur le programme de 50 milliards d'euros d'économies, présenté par le Premier ministre Manuel Valls.

Ce projet de loi de financement de la Sécurité sociale rectificative (PLFSSR) pour 2014, critiqué dans la majorité par les socialistes frondeurs et les écologistes, traduit le pacte de responsabilité avec les entreprises, par de premiers allègements de cotisations patronales sur les bas salaires en vue de relancer les embauches et d'améliorer la compétitivité des entreprises. S'il entérine une baisse de cotisations pour certains salariés début 2015, il prévoit aussi le gel des pensions de retraite supérieures à 1.200 euros durant un an supplémentaire.

L'annonce des résultats a été saluée par des applaudissements sur certains bancs socialistes, comme une expression de soulagement, notamment en l'absence de vote contre dans les rangs des frondeurs.
Le PRG majoritairement pour

Récusant "cadeaux ou gestes démagogiques" et défendant "une vision réaliste de la perte de compétitivité de nos entreprises", l'oratrice du PS Bernadette Laclais a affirmé notamment que ce n'était "pas de gaieté de coeur" que se faisait le gel des pensions de retraite supérieures à 1200 euros, mais par "courage" pour redresser les comptes publics et préserver le modèle social.

Les radicaux de gauche ont majoritairement voté pour, notamment "par sens des responsabilités" d'un groupe appartenant à la majorité gouvernementale.

Une majorité des écologistes (13 sur 18 élus écologistes ou apparentés) s'est abstenue sur ce texte considéré comme "un véritable chèque en blanc aux entreprises, sans garantie de résultats mais avec le risque d'un accroissement de la précarité et des inégalités".

Le Front de Gauche a résolument voté contre des "largesses sans ciblage, ni contreparties, offertes au patronat au nom de la compétitivité" et dont les Français paieront "la facture".

L'UMP et l'UDI ont aussi choisi de voter contre, opposés notamment au gel de prestations pour les retraités, malgré une approbation de principe aux allègements de cotisations pour les employeurs

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