Accord de Paris: Le Bénin face à ses défis

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Vendredi dernier, 175 pays ont signé l’accord de Paris. Basé sur les plans d’actions nationaux, le texte de Paris est considéré par les observateurs comme une feuille de route du développement sobre en carbone. Analyse de celui du Bénin.

Par Hippolyte Agossou

Vendredi dernier, 175 pays ont signé l’accord de Paris. Basé sur les plans d’actions nationaux, le texte de Paris est considéré par les observateurs comme une feuille de route du développement sobre en carbone.Une première étape historique et symbolique avant celle de la mise en œuvre, celle de l’action, ont réaffirmé plusieurs chefs d’Etats. Une quarantaine de pays d’Afrique ont signé ce document dont le Bénin. Basé sur les plans d’actions nationaux, le texte de Paris est considéré par les observateurs comme une feuille de route du développement sobre en carbone. D’après l’accord de Paris, les contributions nationales devraient être révisées tous les cinq ans. Analyse du plan d’action national du Bénin.
 

Que représente le plan d’action national du Bénin ?
Basée sur  ses programmes nationaux de Réduction de la Pauvreté et de Gestion des Changements climatiques , la contribution nationale du Bénin souhaite promouvoir le développement durable et la résilience au changement climatique.  Objectifs du Bénin: limiter la température en dessous de 2°C ,  mettre en application ses projets d’adaptation et d’atténuation,  obtenir un financement, le renforcement des capacités, le transfert des technologies, et bénéficier de la transparence de l’action.

Quels sont les ambitions du Bénin ?
Pour élaborer tous les programmes et projets présentés dans sa contribution nationale, le Bénin sollicite 30 milliards de dollars. Mais, il se dit prêt à contribuer à hauteur de 2 milliards de dollars, entre 2016 et 2030. Les émissions du Gaz à effet de Serre du Bénin ne s’élevaient qu’à environ 1 tonne de CO2 par habitant en 2000, relève la contribution. Consciente que ses absorptions de Gaz à effet de Serre sont  supérieures aux émissions, le Bénin s’est tout de même   prononcé pour  réduire ses GES  de 120 mégatonnes de dioxyde de carbone pour les émissions évitées et de 163 mégatonnes de dioxyde de carbone pour les séquestrations ,  dans les secteurs de productions, de  transport,  de la foresterie, de l’ agriculture et de la consommation d’Energie entre 2020 et 2030. Cela tient aussi compte du programme national de reboisement du pays.  Avec une population de plus de 10 millions d’habitants, l’ancienne République de Danhomè, située en Afrique Occidentale dans le Golfe de Guinée, s’est en effet  fixée plusieurs priorités notamment  la lutte contre la pauvreté, le maintien de la croissance économique élevée et l’intégration de la politique d’environnement dans les stratégies de développement, de ce pays faible émetteur de Gaz à effet de Serre.  Le Bénin souhaite orienter sa politique énergétique dans le secteur des énergies renouvelables pour pallier à l’utilisation massive actuelle du bois et du charbon de bois. A l’heure actuelle, le pays dépend de l’extérieur pour son approvisionnement en énergies commerciales. Mais, le pays souffre de délestages récurrents.

source: http://www.eraenvironnement.com/accord-de-paris-le-benin-face-a-ses-defis/