3. REDD+

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Le Programme de collaboration des Nations Unies sur la réduction des émissions liées au déboisement et à la dégradation des forêts dans les pays en développement (REDD+) est un mécanisme international qui incite les pays en développement à mieux protéger leurs ressources forestières, à les gérer et à les utiliser avec sagesse, en vue de contribuer à la lutte mondiale contre les changements climatiques. En attribuant une valeur financière au carbone stocké dans les forêts sur pied, REDD+ lutte contre le déboisement et la dégradation des forêts, et encourage la conservation, la gestion durable des forêts et l’accroissement des stocks de carbone forestiers.

Un accord a bien été conclu à Cancún lors de la Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) en décembre 2010, mais il faut encore mettre en place un mécanisme REDD+ à part entière, et jusqu’à présent, les activités du programme REDD+ concernent la préparation des pays en développement à ce mécanisme, c’est-à-dire des efforts de renforcement des capacités et d’élaboration de politiques communément appelés « préparation à REDD+ ». L’étape suivante, au cours de laquelle des paiements seront faits pour récompenser la réduction et l’élimination des émissions, pourra encourager un développement à faibles émissions de carbone, respectueux du climat.

Le programme REDD+

Le programme ONU-REDD est le fruit de la collaboration entre la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) et le PNUE (Programme des Nations Unies pour l’environnement). Il vise à aider les pays à se préparer en vue du mécanisme REDD+. Le site Internet du programme ONU-REDD (www.un-redd.org) donne accès aux documents des programmes ONU-REDD nationaux des pays qui mettent en œuvre de tels programmes en ce moment, soit la Bolivie, le Cambodge, la République démocratique du Congo, l’Équateur, l’Indonésie, le Panama, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, le Paraguay, les Philippines, les Îles Salomon, la Tanzanie, le Viet Nam, le Congo, le Sri Lanka et la Zambie.

Le parlement sera un acteur primordial du processus REDD+ national. Il participera aux projets et activités liés à la mise sur pied d’un système de gouvernance national crédible et inclusif pour la mise en œuvre de REDD+. Le parlement élaborera les lois et les cadres juridiques qui régiront la manière dont le pays gère ses forêts. Il adoptera et examinera également les budgets REDD+ alloués à ce processus, et il veillera à ce que des mesures de lutte contre la corruption soient inscrites dans le système national REDD+. Ce faisant, le parlement peut contribuer à promouvoir la gestion transparente, équitable et responsable des fonds REDD+ dans son pays.